mardi, 20 février 2007
Dans l'esprit de Carl Orff
Vient de paraître chez Arma Artis
Contes pour la Noël et la Grande Pâque
par David Gattegno
Dans l’esprit des Mystères médiévaux, ces textes sont inspirés de certains livrets de Carl Orff.
78 pages. Gravures dans le texte. Prix public : 17€
par David Gattegno
Dans l’esprit des Mystères médiévaux, ces textes sont inspirés de certains livrets de Carl Orff.
78 pages. Gravures dans le texte. Prix public : 17€
Carl Orff ne doit pas passer pour le compositeur d’ « une seule œuvre » ; celle célébrissime n’ayant représentée pour lui qu’une espèce d’Opus1, introduction à un ensemble magnifiquement inspiré.
Nous nous contenterons ici de mentionner ses principaux ouvrages, dont, à notre sens, il convient d’extraire Antigone, prodige d’émotion sacrée livré à notre désespérante humanité. Antérieurement, sur la base de contes traditionnels, Der Mond et Die Kluge avaient vu le jour, merveilles de délicatesse enthousiasmante, serties dans la monture chatoyante d’inventions orchestrales et sonores inspirées de l’instrumentorium médiéval et réalisées en dehors de toute espèce de formalisme expérimental.
Puis, ce fut Die Bernauerin, opéra qui comprend la scène la plus épique de l’histoire de la musique occidentale. Après Antigone, vint Œdipos der Tyrann, dans le texte allemand de Friedrich Hölderlin, également et pareillement, dans l’intégralité de celui-ci. Œuvre qui nous transporte bien loin de la tentative conjointement ébauchée par Jean Cocteau, le père Jean Daniélou et Igor Stravinsky. Sans doute, le grand Stravinsky sut-il retrouver, quelquefois, les accents excellents du Sacre, de Noces ou, encore, de sa magnifique Histoire du soldat, mais embourgeoisée dans les légèretés de l’esthétique culturelle de l’époque.
Prometheus viendra clore le cycle tragique, et, cette fois dans la langue même d’Eschyle. Nous avons entendu dire à un homme, fort savant et documenté sur le théâtre antique, que cette œuvre de Carl Orff nous présentait la plus vraisemblablement exacte approximation de ce que fut la tragédie grecque ; et, comme son interlocuteur se trouvait « interloqué », justement, par une pareille appréciation, le savant homme eut à persister et à signer dans la voie qu’il avait prise, et ce, le plus formellement.
Enfin, testament : De temporum fine cœmedia. Opéra théologique ? Oratorio métaphysique ? De quel nom nommer cette pièce apocalyptique, œuvre « révélée » par descente directe de l’Esprit qui inspira les Pères de l’Église et qui fondait la Prophétie de la Sibylle ? Il n’est pas utile de lui inventer autre chose que ce que le Moyen Âge prit soin de retrouver en temps opportun pour désigner ce dont il s’agit : un Mystère. Relevant, à la fois, du « ministère » de l’Art et du « magistère » de la Doctrine, il est le produit de la beauté frappante, quand elle frappe le cœur retentissant d’un homme à la respiration puissante et bénévole.
Quant à nos deux « jeux » de Noël et de Pâque, ils prirent place en ce Grand-Œuvre, pour ainsi dire, au « centre historique » de son élaboration, à la fin des années cinquante, vingt ans après la naissance de Carmina Burana, et à peine autant avant la création de De temporum fine cœmedia.
David Gattegno
20:35 Publié dans Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, musique



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