lundi, 22 juin 2009
Un premier roman de François Cahen
1918 Forteresses

L’action de Forteresses se déroule dans les Balkans, dans les derniers jours de la Première Guerre mondiale et dans les semaines qui ont suivi l’armistice, moment crucial pour l’Europe qui voit la dislocation des empires russes, prussiens et austro-hongrois. On pense à Capitaine Conan de Roger Vercel, mais aussi au Mors aux dents de Vladimir Pozner – deux livres qui, à la façon de François Cahen, auront montré combien l’Europe aura été autre chose que cette zone de libre échange sagement gardée par de gentils fonctionnaires bruxellois.
Dans Forteresses, on suit l’errance picaresque de Herbert von Alugilac, colonel austro-hongrois à qui est confié la mission suivante : rendre à un bolchevique une fille qu’il a eue avec une paysanne serbe, morte dans les bras de l’officier. Mais le bolchevique ne se laisse pas approcher comme ça : les tenants de l’ordre ancien veulent lui faire la peau et lui-même ne tient pas vraiment à assumer ses responsabilités de père. On l’aura compris : ce roman n’est pas seulement historique, il se veut aussi symbolique. En plaçant son action dans les Balkans, c’est aussi de notre Europe dont veut nous entretenir François Cahen : cette enfant serbe est la nôtre, fille des Empires blancs et rouges. Ajoutons à cela qu’il s’agit d’un formidable roman d’aventures qui ravira tous ceux qui aiment découvrir l’Histoire à travers des destins inouïs et pourtant vraisemblables. A travers ce livre, François Cahen aura réussi à combiner avec talent sa passion de l’Histoire et de l’écriture. Une nouvelle parution s’impose. On l’attend avec impatience.
Forteress
vendredi, 06 mars 2009
Un essai de Bruno Bérard

préface de Michel Cazenave
[1] Jean Borella, la Révolution métaphysique, après Galilée, Kant, Marx, Freud, Derrida, L’Harmattan, 2006, 372 pages, préface du père Michel Dupuy, apostille de Jean Borella.
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samedi, 25 octobre 2008
Un roman de Loïc Lorent
LE SOURIRE D'ACHILLE
J’ai reçu, il y a quelques jours, un roman de Loïc Lorent, Le sourire d'Achille, édité aux Éditions Jean Paul Bayol. Un service de presse qui m’était adressé, pensez donc, de nos jours, et sans rien avoir demandé ! L’événement était si improbable que j’en fus tout retourné avant même d’avoir ouvert le livre ; mais le vrai miracle était à venir …
Il y a longtemps que je n’avais lu avec une telle jubilation ; c’est devenu si rare, un roman dans lequel on entre dès la première phrase et d’où l’on ne ressort qu’au dernier mot ! C’est donc un vrai roman, avec une histoire racontée dans un style étonnant et qu’il serait stupide de vouloir paraphraser.
Le sourire d’Achille se compose de deux récits enchâssés. Le prénom du narrateur, Luc, est un anacycle, c’est-à-dire que, lu de droite à gauche, il donne un autre mot. Ici, ce mot que l’on découvre est emblématique de notre monde consumériste, de cette jouissance libérale que notre héros va renier. Luc s’évertue, en effet, à gagner sa vie dans une agence qui loue aux femmes indépendantes les charmes de luxueux gigolos. À ce premier récit, contemporain de l’écriture, vient s’entrelacer un second, épisode de l’adolescence du narrateur exilé à Rome.
Roman d’anticipation ? Le narrateur évolue dans une contemporanéité indéfinie, un amalgame du Meilleur des mondes d’Huxley et de 1984 d’Orwel. Mais qu’y a-t-il à anticiper quand toute mémoire a disparu ? Il reste l’ironie, la distanciation, cette prise de recul qui permet de ne pas succomber tout à fait à l’aliénation de la société huxleyenne. Or, cette attitude critique est faussement libératrice, n’est-elle pas une autre façon plus subtile de refuser le combat ? Dans le monde de la démocratie totalitaire, l’aliénation citoyenne est la suprême liberté de la servitude volontaire : être lucide de cette situation, la vivre en distanciant, n’est qu’une méthode de survie ; si l’on n’en sort pas, le cynisme aboutit au nihilisme. On décèle un grand talent de romancier dans cette vision lucide et cinglante de la comédie humaine. Par moment, le roman devient pamphlet. Certains portraits ont l’acuité des grands classiques.
Y aurait-il dans ce roman une onomastique cachée ? À la fin, Luc retrouve Paul, autre rebelle, dans un même choix du combat radical. Or, dans Colossiens 4 :14, Paul rencontre à Troas (l’ancienne Troie où s’illustra Achille), un certain Loukas, c’est-à-dire Luc, l’auteur du Troisième Évangile et des Actes des Apôtres, qui deviendra son compagnon et le suivra jusqu’à sa détention à Rome. Luc aurait peint les premières icônes de la Vierge, le narrateur du Sourire d'Achille est lui aussi en quête de cette lumière intérieure de la femme qui peut seule sauver le monde.
Il y a une nouvelle de Marguerite Yourcenar qui se termine ainsi : « Il a manqué à l’Iliade un sourire d’Achille. » Je ne sais si le titre du roman de Loïc Lorent renvoie à cette phrase mais il est vrai que l’Iliade ne nous montre que la colère d’Achille durant la guerre de Troie. Pour le narrateur, le sourire est une arme de séduction et son identification à Achille se produit en quelque sorte « à rebours » puisqu’il passe du sourire à la colère. À l'image d'Achille son comportement nous confond. Devant Troie, alors que l’espoir des Grecs repose sur lui, Achille refuse de combattre. Pourtant, Homère nous rapporte une prophétie selon laquelle seul Achille permettra aux Grecs d’être victorieux car le vieux Phénix lui a enseigné l’art de la guerre. La guerre est sainte quand il s’agit de perdre ou de sauver son âme. Le sourire d’Achille est donc un appel à la tempête : quand la médiocrité orgueilleuse étouffe toute intelligence qui ne se prosterne pas devant le mensonge, quand la moralité confite de la servitude impose sa loi, que la bassesse règne victorieuse, alors la guerre est l’ultime recours.
Alain Santacreu

16:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, contrelittérature, loïc lorent, jean paul bayolle
mercredi, 18 juin 2008
Contrelittérature n° 21 : ouvertures d' articles (3)
par Alain Santacreu
auquel puisse se heurter la volonté de puissance. »
(Bernard Charbonneau, L’État)
L’écologie invente une très vieille chose : la terre ; car, inventer, c’est découvrir et l’on ne découvre jamais que ce qui existe déjà. Mais à partir de quel homme s’invente la terre ? La réponse est dans saint Paul : « le premier homme, issu du sol, est terrestre ; le second vient du ciel » (2). Alors, de quel homme la conscience écologique ? De l’homme de l’évolution qui aboutit au vieil homme ou de l’homme de la création qui débute avec l’homme nouveau ? Pour que l’homme invente la terre, il lui faut franchir le passage de l’homme de l’évolution à l’homme de la création.
[...]
(2 ) 1 Co 15, 47.

08:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, contrelittérature, catholicisme, christianisme
lundi, 16 juin 2008
Contrelittérature n° 21 : ouvertures d' articles (2)

Toute pensée discursive suspendue, l’arbre contemplé perd son nom, l’homme son moi. Fusion éclairante ! Pur vécu. Alors, comme de deux silex jaillit le feu, la pensée primordiale naît de cette rencontre authentique avec la terre. Elle est la source de l’œuvre d’art.
La pureté en art n’est pas dans le style épuré et froid ou dans le théorème du mathématicien mais dans cette pensée primordiale. Elle est pure parce qu’elle naît avant nos idées, avant le mot. Elle est préverbale. Elle surgit avec le regard. C’est le regard et non l’idée qui est à la source du tableau. C’est là que naît la pensée primordiale : pur vécu créateur.
[...]
08:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, contrelittérature, art, écologie
vendredi, 13 juin 2008
Contrelittérature n° 21 : Ouvertures d' articles (I)
par Gwen Garnier-Duguy
ce n'est pas la décroissance, c'est la permanence »
Roberto Mangú
Le récit français contemporain, cristallisé en la figure symbolique de Nicolas Sarkozy, est donc le récit de l'idéologie publicitaire utilisant des techniques narratives hier encore la propriété des conteurs et des maîtres du verbe dont la vocation était de fédérer la conscience d'une nation, à travers l'emploi virtuose de sa langue, dans des récits qui formaient un firmament de rêves et d'étoilements symboliques. L'hyperactivité de Sarkozy s'apparente aux ressorts dramatiques des grands feuilletonistes du XIXème siècle. Chaque jour un nouveau rebondissement, une nouvelle aventure, impliquant la conscience du lecteur-spectateur dans une réalité du coup fictionnelle, coupant l'individu de sa dimension d'homme. Le roman d'aujourd'hui, en France, est écrit par Nicolas Sarkozy. Le déplacement opéré est d'autant plus vertigineux qu'il est à peu prêt invisible dans sa visibilité omniprésente. On le commente comme une œuvre littéraire. Lui, il poursuit implacablement son écriture romanesque, relayé en cela par un système médiatique qui ne peut pas ne pas le raconter, vu qu'il incarne sa propre image. Filmant et relayant les actions du héros Sarkozy, ce sont ses propres actes et son propre visage que filme et relaye le système hypermédiatique. La caméra est la main grâce à laquelle Sarkozy écrit le roman contemporain. Cette littérature là est la littérature de notre temps. Elle est littérature de l'im-média, chargée d'impliquer l'esprit de tous les individus dans le creuset de l'économie de croissance, la finalité de toute image médiatique étant le déclenchement de la pulsion d'achat. C'est l'ancien président de TF1 qui nous le dit, en déclarant : « Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible. » Comment croire une seconde que ce qui prévaut comme principe de réalité, ici, en l'occurrence, vendre du Coca-Cola, et qui nécessite donc une manipulation de nos cerveaux par une planification de programmes divertissants, ne prévaut pas, à l'identique, pour la vente d'un programme politique ne nuisant pas aux intérêts des médias et des industriels ? Cette parole révélée prouve que ce qui gouverne l'action médiatique n'a pas à demeurer caché, à se vêtir d'un masque de pseudo-culture. Non, la transparence a atteint ce degré d'expression car elle est entrée dans notre structure mentale. Nous ne nous soulevons pas contre cet aveu du lavage de nos cerveaux car nos cerveaux sont déjà lavés. Ils ont intégré en leur structure même la logique médiatique, qui est logique publicitaire. Mieux, notre cerveau la réclame. L'image qui véhicule l'idéologie publicitaire apparaît à l'heure du confort et de la tranquillité. En tant qu'elle est associée à notre espace quotidien de repos et de confort, elle nous cloue à ce repos et à ce seul espace de tranquillité quotidienne qui reste aux masses individuelles. Si nous avions encore des doutes quant à cette planification, il n'est qu'à lire les recherches de Jean-Claude Michéa sur le sujet : « En septembre 1995, – sous l'égide de la fondation Gorbatchev – " cinq cents hommes politiques, leaders économiques et scientifiques de premier plan ", constituant à leurs propres yeux l'élite du monde, durent se réunir à l'Hôtel Fairmont de San Francisco pour confronter leurs vues sur le destin de la nouvelle civilisation. [...] l'assemblée commença par reconnaître – comme une évidence qui ne mérite pas d'être discutée – que " dans le siècle à venir, deux-dixièmes de la population active suffiraient à maintenir l'activité de l'économie mondiale". Sur des bases aussi franches, le principal problème politique que le système capitaliste allait devoir affronter au cours des prochaines décennies put donc être formulé dans toute sa rigueur : comment serait-il possible, pour l'élite mondiale, de maintenir la gouvernabilité des quatre-vingt pour cent d' humanité surnuméraire »(1). La réponse à cet inquiétant problème fut apportée illico : il allait falloir contenir ces 80 % d'humanité surnuméraire en leur racontant des histoires. Pour le dire autrement, il apparut comme une évidence que ce qui contiendrait la souffrance, la misère (matérielle et mentale), le sentiment d'injustice du monde serait la prolifération des écrans et la ritualisation de grands rendez-vous narratifs tels la Coupe du Monde de football, le Tour de France, les émissions de télé-réalité, etc… C'est en ce sens que Nicolas Sarkozy, pour la psyché française, représente la narration littéraire en flux tendu des temps modernes.

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vendredi, 06 juin 2008
Contrelittérature N° 21

[C]OUVERTURE
TALVERA
ART CACHÉ
Art caché, art résistant ?
Au cœur de la dernière utopie
Art et civilisation
Impératif de roman
Le théâtre du septième jour
Transfiguration du cinématographe
Refusez de participer à l’œuvre de l’homme !
DÉCROISSANCE
Chrétiens, encore un effort pour être écologiques !
Réconcilier la terre et le travail des hommes
La question environnementale et les chrétiens
Permanenza !
Écologie de la nature blessée
Et in Arcadia ego
TRAVERSES
L’Île et l’Icône
Conan, un barbare civilisé
Georges Sorel, Les illusions du progrès
Theatrum naturae
20:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, contrelittérature, arts, écologie, catholicisme, christianisme, ésotérisme
lundi, 12 mai 2008
"Péguy de combat" de Rémi Soulié
Paru récemment aux éditions les provinciales, admirablement dirigées par Olivier Véron, le dernier livre de Rémi Soulié retrouve cette vérité de Charles Péguy. L’ouvrage se présente comme une simple paraphrase ininterrompue d’écrits péguiens, une série incessante de citations liées entre elles par de courtes phrases de transition. Cette forme retrouve superbement cette relation si essentielle du « lisant et du lu » dont Péguy a parlé dans Clio : « la lecture est l’acte commun, l’opération commune du lisant et du lu, de l’œuvre et du lecteur, de l’auteur et du lecteur ».
C’est à cette opération de lecture que nous convie Rémi Soulié ; son livre tente de saisir Péguy dans l’unité de son être, tel qu’il se déploie dans sa vie et ses œuvres, à partir d’une perspective qui nous permet d’embrasser du regard cette unité. À travers le dialogue qu’il instaure, Rémy Soulié nous dévoile l’axe qui structure la pensée de Péguy, ce foisonnement interne et singulier qui chemine au gré des associations d’idées, des images et des thèmes. C’est axe, c’est la Croix en son royaume de France. Hélas, cette seule race élue des temps modernes, la française, s’est oubliée, s’est dissolue. Il lui faut retourner à la source de son âme, opérer un retour sur elle-même : un mouvement analogue de la techouva juive. Mais il n’y a pas de retour sans la Grâce.
Sur la question juive, il ne serait pas honnête de vouloir séparer Péguy de Bernard Lazare. Les sympathies sionistes de Péguy s'orientèrent exclusivement vers l'humanisme juif de son ami. Pour Bernard Lazare, la Vérité et la Justice avaient un caractère absolu. S’il fonda, en 1899, le premier périodique sioniste-socialiste, Le Flambeau, jamais il ne transigea avec les exigences politiques et les intérêts nationaux, ce qui l’amena à s’opposer au caractère bourgeois et étatique du mouvement sioniste : « Je ne suis pas de ce gouvernement, écrivait-il à Herzl en 1899, il n’est pas celui que rêvaient jadis les prophètes ou les humbles gens qui écrivaient les psaumes. Mais si je me sépare de vous, je ne me sépare pas du peuple juif, de mon peuple de prolétaires et de gueux, et c’est à sa libération que je continuerai à travailler quoique par des voies qui ne sont pas les vôtres ». Et Bernard Lazare quitta le sionisme définitivement.
En référence à ces propos, et contrairement à Rémi Soulié, pour lequel cela ne saurait être « décisif », la distinction établie par Péguy entre la bourgeoisie juive et prolétariat juif est, selon nous, fondamentale dans sa pensée. D’ailleurs Rémi Soulié le relève fort à propos « Péguy refuse en effet de confondre " l’esprit démocratique " avec " l’âme populaire " » ; or, c’est la même distinction que celle entre la bourgeoisie démocrate et le prolétariat populaire.
Enfin, il y aurait fort à dire sur la préface de Michaël Bar-Zvi. Nous lui reprocherons d’opérer, pour son propre compte, un détournement des idées de Péguy et d’imposer ainsi une lecture a priori du livre de Rémi Soulié. On pourra donc, au choix, passer outre – comme l’on fait avec les préfaces – ou la lire à la fin, ne serait-ce que pour en mesurer le contresens. En procédant de cette dernière manière, on s’apercevra combien le sionisme de Péguy était fort éloigné de celui de Jabotinsky – maître à penser de Bar-Zvi – et tellement plus proche de celui de Bernard Lazare, ce que montre fort éloquemment la lecture mise en œuvre par Rémi Soulié.
12:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, contrelittérature, catholicisme, christianisme
dimanche, 16 décembre 2007
Contrelittérature N° 20
AVANT-DIRE
DOSSIER : Exils…
Exil hystérique
L’exil magique
L’harmonie en exil ?
Pérégrins de l’Esprit
TALVERA
Claire Ferchaud : l’appel du Cœur
TRAVERSES
Théorie de la Mère de Jouissance
Tendresse du couple dans la chair
CONTRE-BIBLIOTHÈQUE
CLASSIQUES DE LA CONTRELITTÉRATURE
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samedi, 09 juin 2007
Contrelittérature N° 19
Dossier : THÉÂTRE
Poésie : PATRICE DE LA TOUR DU PIN
La Quête de Joie, une poétique de l’absence
Musique : PHILIP GLASS
Le chant de Mars
Talvera :
Contrelittérature
La récapitulation de la littérature
Talvera ou le lieu du rapatriement
Contre-bibliothèque
LE DIVAN
LIBRAIRIE COMPAGNIE
FNAC DES HALLES
L'ÂGE D'HOMME
SILOË JOUANAUD
L’ÉTOILE DU MAGE
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Contrelittérature
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