mercredi, 20 septembre 2006
La presse Littéraire N° 7
Nous reproduisons la recension de Giorgio Cavalcanti, parue dans le N°7 de La presse Littéraire, l'excellente revue de Joseph Vebret ( On pourra consulter le sommaire complet sur son site personnel ). Ce dernier numéro est remarquable avec, en particulier un texte, d'une noble tendresse, de Sarah Vajda sur "Pierre-Guillaume de Roux, Fils de Protée".
Mais soi-même n’est pas le lecteur, et il n’est pas l’auteur : il est leur conjonction.”
(Alain Santacreu)
Dans toutes les librairies, FNAC et les principales librairies internautiques.
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vendredi, 19 mai 2006
Entretien avec " L'homme nouveau "
Le journal L'homme nouveau, dans son n° 1367 du 15/04/2006, a publié un entretien de Matthieu Baumier avec Alain Santacreu que nous reproduisons ci-dessous.
Fondé en 1946 par le Père Marcellin Fillère et l'Abbé André Richard, dirigé de 1962 à 1998 par Marcel Clément, grande figure du catholicisme et, aujourd'hui, par Denis Sureau et son rédacteur en chef Philippe Maxence, le journal est un des principaux fers de lance de la presse libre et indépendante.
Dans le premier éditorial du 1/12/1946, le Père Fillère écrivait à propos de la nouvelle publication : "Son souci de la polémique ne devra pas être considéré comme un signe de sectarisme ou d'intégrisme rétrograde. Le catholicisme qu'il propose reste ouvert sur tout ce qui dans le monde a quelque valeur d'honnêteté ou d'utilité." Quiconque aura lu ne serait-ce qu'une fois L'Homme nouveau sans a priori ne pourra que constater sa fidélité à ce beau et noble dessein.
Vous dirigez la revue Contrelittérature : depuis quand existe-t-elle ? De quoi s’agit-il ? La contrelittérature est-elle une littérature contraire ou le contraire de la littérature ?Depuis la création de notre revue, en 1999, et dans la continuité de son texte inaugural, le Manifeste contrelittéraire, notre mouvance s’est engagée dans un combat total contre ce que la littérature a fait de l’homme, c’est-à-dire un être plat, binaire, sans profondeur, ayant perdu la tridimension de sa vocation. Or, si nous voulons mourir au « Vieil homme », nous devons nous libérer de l’aliénation « littéraire » qui étouffe notre capacité de Dieu. « Il faut absolument tuer l’esprit du XVIIIe », a écrit Maistre : ce crime fondamental est l’acte contrelittéraire et c’est un combat spirituel.
Vous venez d’éditer un « Manifeste Contrelittéraire » collectif aux éditions du Rocher : pourquoi le moment de « manifester » est-il venu ?
La Contrelittérature : un manifeste pour l’esprit, tel est le titre exact ! Évidemment, c’est du Saint Esprit dont il s’agit, c’est-à-dire du « matériau le plus avancé » de l’art. Un lecteur qui oserait délaisser, ne serait-ce que quelques instants, son petit Finkielkraut ou son petit Muray, pour tourner quelques pages de notre livre, comprendrait immédiatement ce qu’est l’authentique pensée contre-moderne, c’est-à-dire la catholicité retrouvée. Aujourd’hui, le degré zéro de l’écriture horizontale ayant été atteint, le « moment » de la remontée se manifeste tout naturellement !
Notre livre est construit comme un blason. C’est un cercle qui serait l’expansion de son point germinatif, Le Manifeste contrelittéraire, et dont les différentes contributions en constitueraient les rayons. Cette figure, qui structure l’ensemble, renvoie à la structure circulaire du Nom divin qui est le lieu du Monde. Ce situs sacré, s’organise autour d’un point axial, un centre suprême qui est le blason de la contrelittérature : le Sacré-Cœur, métamorphose parousique du Graal de la littérature romane.
Le lecteur chrétien et catholique est parfois surpris de certaines orientations de votre revue, autour de Guénon, Corbin, du soufisme, de la Tradition primordiale… De « gnostique », pour le dire vite… La contrelittérature est-elle œuvre de « syncrétisme » ? De « synthèse » ? De « confrontation » ?
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mercredi, 22 février 2006
Voie mystique ou voie initiatique ?
Dans son magnifique site D'Orient et d'Occident, Jean Moncelon vient de recenser La Contrelittérature : un manifeste pour l'esprit. Son compte-rendu soulève des questions essentielles auxquelles nous souhaitons répondre et qui nous permettront, ainsi que nous l'avons décidé d'un commun accord, d'établir un prochain dialogue.
Paraît aujourd’hui aux éditions du Rocher ce Manifeste pour l’esprit, qui en approfondit le sens et en déploie toute l’intention. C’est à Alain Santacreu que revient la responsabilité de présenter cette démarche, tandis que les auteurs qui y adhèrent l’appliquent à divers domaines de l’art : la musique, le théâtre, la poésie, ainsi qu’à la théologie. On retiendra plus particulièrement les contributions de Luc-Olivier d’Algange et de Marikka Dervoucoux. Le premier s’attache au poète romantique allemand Novalis – « L’espace des météores » – la seconde à qui l’on doit un ouvrage sur Marie des Vallées, la « sainte de Coutances », à l’écriture de Dieu : « Le corps de sable ou l’écriture de Dieu ».
Notons dès à présent que la démarche en question qui est une révolte contre la littérature contemporaine, à laquelle il est difficile de ne pas souscrire, semble plus mystique qu’ésotérique. Il est dit, par exemple, à la p. 50 : « Pour atteindre ce pays de l’Imam caché ou rejoindre la contrée où se trouve le château du Vieux Roi Espiritaus, le héros aura soin de suivre scrupuleusement cet avertissement de sainte Thérèse d’Avila :
« Il n’y a qu’un chemin, c’est l’oraison. Si on vous en indique un autre, on vous trompe ». La double référence à la démarche théosophique de l’Islam iranien, selon l’expression de Henry Corbin, et à la pratique de l’oraison chez les Carmes peut entraîner quelques confusions dans l’esprit du lecteur. De même, p. 63, lorsqu’il est affirmé que « le langage des « intersignes » dont parle Louis Massignon, est celui de la langue des oiseaux ».
Quoi qu’il en soit, il convient de distinguer entre l’intention qui est fondamentalement de se ressaisir, par la « contrelittérature », d’une « langue angélique », qui demeure très éloignée, et quasiment ignorée, de la littérature que nous connaissons actuellement, et le chemin – sera-t-il mystique ou initiatique ? - qui reste à parcourir pour atteindre cette « langue ». Pour ce qui est de l’intention, René Guénon remarquait déjà, en 1931, que « la poésie, originairement, n’était point cette vaine « littérature » qu’elle est devenue par une dégénérescence qu’explique la marche descendante du cycle humain ». 75 ans plus tard, la Contrelittérature apparaît comme une réaction d’autant plus pertinente que, d’une part, elle se trouve confrontée à une littérature dont on pourrait penser qu’elle a atteint son fond, ou son abîme, et que, d’autre part, elle prétend à un combat pour l’Esprit – ce qui, effectivement, dans une perspective mystique, revient à s’engager dans cette « grande guerre sainte (…) par laquelle l’amour s’en retourne à sa source. »
Reste le chemin lui-même : voie mystique, comme le suggèrent les références à Ste Thérèse de Lisieux, ou voie initiatique ? Voie de Marie des Vallées, du Cœur sacré de Notre Seigneur et des stigmatisées, les « colombes poignardées » où l’on retrouve Louis Massignon, ou bien voie alchimique ou « philosophale » à laquelle il est fait mention à plusieurs reprises ? Remarquons toutefois qu’il n’est guère possible de parler indifféremment des « œuvres alchimiques de Paracelse, de Boehme ou de Novalis » (p.90). De même, s’agissant de ce dernier, on ne comprend pas comment « l’ivresse et l’extase » seraient « ces formes ultimes de la connaissance pressenties par Novalis » ! Personne n’est moins « ivre », moins « extatique » que le poète romantique allemand pour qui « la vie parfaite est le Ciel ». L’expérience spirituelle de Novalis, comme celle de Jacob Boehme, est initiatique, et non mystique.
La Contrelittérature est une démarche en devenir, dont les chemins, sans doute multiples, gagneront à distinguer entre mystique et initiation. Elle n’en est pas moins à son commencement parfaitement « orientée ». Comme l’écrit de manière exemplaire Luc-Olivier d’Algange : « Avant tout, il importe de reconquérir cet espace que Henry Corbin a nommé l’«Imaginal », qui n’est autre que l’imagination vraie de la théologie. » Ici, la référence à cette notion vitale, mais si peu retenue par nos penseurs contemporains, prend toute sa mesure, car ce n’est pas seulement la littérature qui est atteinte par ce mal typique de notre monde moderne qu’est « le règne de la quantité ». Or, quel est ce mal ? Sinon celui dont nous mourrons finalement si nous n’en venons pas à recourir, et à temps, au seul antidote qui nous reste en Occident : la reconquête de cet « envers du monde visible » qui donne sa plénitude à l’homme, dans sa relation au divin, à l’homme intégral, pourrait-on dire, à cet homme traditionnel qui fut celui de notre Occident chrétien jusqu’à la fin du moyen âge.
Et, pour ce qui est de la littérature proprement dite, certes, on conclura avec Alain Santacreu que « la Contrelittérature est le réenchantement du monde comme roman : elle est l’écriture du monde comme relation ».
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samedi, 28 janvier 2006
L'effort du lecteur de bonne volonté
On lira ci-dessous, les lignes perspicaces que P.-L. Moudenc nous a fait l’honneur de consacrer à La Contrelittérature un manifeste pour l’esprit, dans le journal Rivarol du 27 janvier 2006.
Cette réhabilitation de la mystique et de la métaphysique, leur inscription explicite dans le champ de l’art procèdent d’une pensée rebelle, à la fois soucieuse de renouer avec les formes les plus traditionnelles – la littérature médiévale, le chant grégorien, la conscience tragique et la catharsis théâtrales – et résolument avant-gardiste, car anticipant des réalités à venir. Ce livre, qui reprend et explicite des thèmes abordés par Alain Santacreu et ses disciples (sic) dans la revue Contrelittérature, constitue la troisième étape de l’histoire du mot, celle, selon Alain Santacreu, “où il doit être transformé en concept opératoire”. Ses auteurs s’attachent à passer en revue les domaines d’application de cette réaction qui est aussi un renouveau.
Ainsi la littérature, mais aussi le théâtre, la musique et même la théologie font-ils l’objet de contributions signées Luc-Olivier d’Algange, Marikka Devoucoux, Daniel Facérias, David Gattegno, Christian Rangdreul, Jérôme Rousse-Lacordaire et Jacques Viret. Sans doute leurs propos, parfois ésotériques, requièrent-ils une attention soutenue, mais ils sont assez originaux pour justifier l’effort du lecteur de bonne volonté…
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lundi, 23 janvier 2006
La contrelittérature et le surréalisme
Nous reproduisons ci-dessous une recension de Michel Marmin, parue dans la revue éléments (numéro 119, Hiver 2005-2006) sous le titre « Littérature et contrelittérature ». À la fin de ce texte, on trouvera une brève réponse d’Alain Santacreu.
Voici quelques années que la revue Contrelittérature, fondée et animée par Alain Santacreu, mène un combat total, absolu, sans autre issue que la vie ou la mort, contre la modernité littéraire – ce qui est d’ailleurs, de son point de vue, un pléonasme, la « littérature » étant l’expression même de la modernité. En dépit de ses racines intrinséquement catholiques et de ses ramifications gnostiques, Contrelittérature est tout sauf une revue sectaire, et c’est bien ce qui en fait une aventure unique, ouverte à tous ceux que rebute la lecture au ras des pâquerettes. On peut en effet y lire des articles parfaitement hérétiques, au regard de ses fondements judéo-chrétiens, sous la plume de Luc-Olivier d’Algange, de Jean Parvulesco, de Francis Moury ou parfois, même, de la nôtre. Mais il manquait à cet étonnant chantier le manifeste qui en constituât l’étendard. C’est encore là une des originalités d’Alain Santacreu que d’avoir procédé à l’inverse de la démarche communément adoptée par les grands mouvements d’idées, qui posent les principes d’abord et les appliquent ( ou tentent de les appliquer ) ensuite. Alain Santacreu, lui, a expérimenté d’abord, puis a déduit les principes de l’expérimentation. C’est, si nous ne nous trompons, une méthode rigoureusement scientifique (et peut-être, soit dit sans malice, « moderne »).
Enfin, le manifeste est là, sous la forme d’un beau livre dont l’élégante nudité graphique et visuelle est déjà, en tant que telle, un signe de hauteur et d’ambition. Ce livre, intitulé La contrelittérature et précédé d’un « avant-dire » de Philippe Barthelet, s’ouvre par un incipit liber d’Alain Santacreu d’où découlent et par lequel s’éclairent toutes les autres contributions (dues aux principaux collaborateurs de la revue). Nous en retiendrons, pour mettre le lecteur en bouche, ce parallèle génial entre les mythes d’Œdipe et de Perceval : Œdipe, figure fondatrice de la littérature (donc de la modernité) répond à la question qui lui est posée ; Perceval, figure centrale de la contrelittérature, pose la question après la réponse qui lui est donnée. Cela donne fort à penser, et Alain Santacreu nous y aide. Parmi les contributions complémentaires, nous aurons plaisir à citer celle de Luc-Olivier d’Algange, qui élargit le champ de la contrelittérature vers des horizons platoniciens, donc « païens » (preuve supplémentaire de la largeur d’esprit d’Alain Santacreu), la méditation musicologique de Jacques Viret dont le titre, « Parole du verbe et chant humain : à la recherche d’une mélodie perdue », dit bien la substance, ou encore, par Alain Santacreu lui-même, une réflexion sur le théâtre qui démontre (une fois de plus) que l’avant-garde est le meilleur moyen de retrouver la tradition. Cela, un certain André Breton l’avait pressenti, et nous aimerions conclure en avançant que ce « manifeste pour l’esprit » est peut-être ce que la France, dans ce domaine, a produit de plus intelligent et de plus grisant depuis le premier Manifeste du surréalisme (qu’Alain Santacreu, nous ne comprendrons jamais pourquoi, n’aime pas).
Michel Marmin
Pourquoi je n’aime pas le surréalisme ? Je répondrai à Michel Marmin en citant deux questions d’André Breton :
En janvier 1952, dans le journal Le Libertaire, André Breton, évoquant la guerre d’Espagne, revenait sur la rencontre manquée du surréalisme avec l’anarchisme : « Pourquoi une fusion organique n’a-t-elle pas su s’opérer à ce moment entre éléments anarchistes proprement dits et éléments surréalistes ? J’en suis encore, vingt-cinq ans après à me le demander ». C’était la première question. S’y révèle la duplicité d’André Breton, lorsqu’on sait que la pseudo-révolte surréaliste procèda d’une trahison par Breton de la pensée anarchiste de Jacques Vaché qu’il connut en 1916.
La même année, interrogé à la radio par André Parinaud, Breton, en révélant la tentative du mouvement surréaliste naissant pour s’attacher la collaboration de Guénon, note la « déception » causée par son refus et s’interroge encore : « Il est curieux de conjecturer en quoi, l’évolution du surréalisme eût pu être différente, si par impossible, un tel concours ne s’était refusé… » C’était la seconde question.
Pourquoi Guénon a-t-il refusé de participer au mouvement surréaliste ? Parce que, pour avoir cédé aux idolâtries marxistes-léninistes et freudiennes, le surréalisme avait perdu son âme. L’erreur surréaliste correspond à ce que, dans mon texte sur le théâtre, j’ai appelé la « vaudouisation de l’âme ».
Je relève, en passant, l’allusion – un brin perfide – de Michel Marmin sur les soi-disant « ramifications gnostiques » de la contrelittérature.
Soyons clairs : la contrelittérature refuse l’hérésie « gnostique » qui prétend que la Connaissance est le Salut, mais elle reconnaît la vraie gnose qui permet de relire, à la lumière du Christ, la haute Tradition antérieure au christianisme. C’est pourquoi le christianisme « comprend » le paganisme, alors que l’inverse n’est pas.
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vendredi, 06 janvier 2006
Souverainement contrelittéraire
Paul-Marie Coûteaux, dans le numéro de décembre 2005 de son journal L’Indépendance fait longuement allusion à la Contrelittérature dans un article intitulé : "De la réforme intellectuelle et morale : l’éclosion d’une génération nouvelle".
Après avoir cité pêle-mêle quelques revues et journaux, Paul-Marie Coûteaux conclut chaleureusement: “ Finissons avec le trimestriel Contrelittérature, emblématique de l’ensemble et qui rassemble des plumes de haute tenue telles Marikka Devoucoux, Philippe Barthelet, David Gattegno, Luc-Olivier d’Algange, Juan Asensio. Cette équipe vient de publier aux éditions du Rocher un imposant Manifeste pour l’esprit. Le fondateur de Contrelittérature, Alain Santacreu, écrit : “Être en avance sur le temps lui-même ne se conçoit que dans une vision traditionnelle d’un temps qui ne serait plus linéaire. Bien sûr, il ne s’agit pas de cette tradition sclérosée, sectaire, intégriste, figée dans son refus névrotique du présent, mais de la vraie Tradition, authentique et éternelle, dynamique et évolutive dans ses différentes formulations de races et d’époques. Car la Tradition n’est pas conservatrice mais révolutionnaire au sens propre du terme : elle n’est pas ce qui a déjà eu lieu mais ce qui toujours sera, retournant toujours à son Principe”. Et Paul-Marie Coûteaux de recommander l' "avant-dire" de Philippe Barthelet, intitulé “Mensonge littéraire et vérité angélique”, en relevant cette phrase essentielle: “La littérature s’est érigée en monde parallèle fait pour les hommes parallèles que nous sommes devenus”.
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mardi, 20 décembre 2005
La Contrelittérature sur France-culture
Alain Santacreu sera reçu par Olivier Germain-Thomas, dans le cadre de son émission "For intérieur", le dimanche 8 janvier 2006, de 18h10 à 19h.
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