lundi, 01 septembre 2008

La contrelittérature "en réserve" d'elle-même

(1999-2008)
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« Chacun d’entre nous, même s’il l’ignore, vit au rythme de l’alphabet divin, d’une de ces lettres-nombres hébraïques qui forment l’Aleph-Beth. Mon cœur bat au rythme du Shin – car le destin de tout homme n’est que l’histoire d’une lettre qui se raconte dans son corps et le Shin est la lettre qui se raconte en moi. » Cet extrait d’un roman non publié fera mieux comprendre pourquoi avec le numéro 21 – nombre équivalent au Shin –, paru durant l’été 2008, devait nécessairement s’achever le premier cycle de la revue Contrelittérature. 1999-2008 : neuf ans ! Cette période ennéatique fut un combat spirituel douloureux et périlleux : il y eut beaucoup de vilenies, de mépris et de calomnies mais le centre resta toujours immuable et les vrais compagnons demeurent.
Les ouvrages que le Moyen âge appelait « Miroirs » étaient d’une autre nature que nos écrits modernes : reflets de la réalité du monde extérieur, ils étaient aussi le reflet intérieur de celui qui regarde, dialogues mystiques du lisant et du lu. La contrelittérature est le désir des « Miroirs ».
L’incompréhension de cette réalité fit que certains contributeurs ignorèrent les valeurs oblates de la contrelittérature, cette « littérature du Sacré-Cœur », comme je l’ai qualifiée un jour. Dénomination prémonitoire, puisque c’est sous l’égide du rayonnement intellectuel du Sacré-Cœur que pourrait s’ouvrir bientôt un nouveau cycle : le projet d'une revue-livre semestrielle avec mes amis Matthieu Baumier et Gwen Garnier-Duguy. Nos lecteurs seront informés de ces possibles changements. Puisse la contrelittérature sortir de sa propre mise « en réserve » pour  devenir ce qu’elle est !

Alain Santacreu


vendredi, 25 juillet 2008

L'Art de l'Espérance

 

par Alain Santacreu 

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Hildegarde von Bingen 
Les énergies cosmiques de la terre
 miniature du Liber Divinorum
 
 
     Ce texte, paru dans le premier numéro de la revue La Sœur de L’ange (Printemps 2004), doit être mis en perspective avec les travaux récents d’Aude de Kerros et de Christine Sourgins dont la dénonciation de l’art contemporain se fonde sur l’authentique paradosis chrétienne.


     La finalité de l’art – pourquoi l’art ? – pose le problème de l’homme : qu’est-ce que l’homme ? La redécouverte du paradigme anthropologique ternaire – corps-âme-esprit – réintroduit, sur les ruines de l’art moderne, la dimension spirituelle de l’espérance.
     La distinction de l’âme et de l’esprit est la clef de ce que nous appelons l’art de l’espérance. Cette conception tripartite de l’homme, reflet du macrocosme, fut transmise à l’art roman par les deux sources grecque et hébraïque. Dans l’anthropologie de la chrétienté romane l’âme s’insère entre le corps et l’esprit. Cette position intermédiaire lui permet de se tourner – comme en ces miroirs si justement nommés psychés – aussi bien du côté du monde matériel que du côté du monde spirituel. La rupture de la modernité – et de l’art moderne – correspond au clivage de l’âme vers la matière.
     Platon définissait ainsi l’inquiétude de l’homme déchu : « Celui qui désire une chose qui lui manque et ne désire pas ce qui ne lui manque pas » [1]. Notre âme vissée nous précipite dans l’abîme du manque – qui est désir – et nous chutons dans l’égarement de l’ennui ou l’angoisse de la déréliction. Mais l’ennui et l’angoisse ne sont pas du même ordre : à travers l’angoisse pointe la foi – première des trois vertus théologales – par laquelle peut se produire le déverrouillage de l’âme. C’est dans la perspective de la foi que se place l’art de l’espérance.
     Dans son Quatrième évangile, Jean associe constamment la foi, pistis, à la connaissance, gnosis : les deux termes étant pour lui identiques. En effet, la foi hébraïque – hémounah – et sa retranscription grecque – pistis – ne portent pas sur l’existence de Dieu. La foi n’a rien à voir avec la croyance mais avec la connaissance : Dieu existe et sans lui rien n’existerait. Connaître Dieu n’est pas une possibilité mais une certitude : un impératif du Verbe. L’âme, ainsi déverrouillée, devient en instance d’espérance, il ne lui reste qu’à se convertir pour réaliser la vocation de l’art qui est la mise en dialogue du corps et de l’esprit, de la terre et du ciel.
     La profondeur de l’esthétique contemplative conçoit l’œuvre d’art comme un miroir tourné vers la beauté de l’esprit. Ce retournement de l’âme est une grâce résultant de son dépouillement apophatique : l’art offre à l’âme la possibilité de s’extraire de son néant. Sur cette expérience essentielle, il y a chez Simone Weil un passage très éclairant, dans La connaissance surnaturelle, lorsqu’elle pose la question : « Que devient l’énergie d’un désir quand ce désir n’est pas satisfait ? » Si l’homme refusait de nourrir la partie charnelle de son âme, il se passerait en lui quelque chose d’analogue à ce que le corps éprouve dans le jeûne : dépourvu de nourriture, le corps digère sa propre substance. De même, l’âme qui ne mange pas se nourrit d’elle-même : « la partie éternelle digère la partie mortelle de l’âme et la transforme ».
     Le nihilisme moderne, issu du déni cartésien de l’esprit, a ouvert la voie du totalitarisme technologique. Il est du plus grand intérêt d’observer combien l’industrialisation de l’œuvre d’art par les techniques de reproduction a modifié ontologiquement l’expérience esthétique. Tout s’est passé comme si l’industrialisation de l’imprimerie n’avait eu pour but que l’instauration d’une culture de masse mondialisée. Le changement réel introduit par l’imprimerie fut d’ordre économique : à partir du moment où le livre s’est multiplié, il est devenu possible de le vendre à un nombre plus important d’acheteurs et, par conséquent, de l’utiliser pour faire de l’argent. Cela a profondément modifié les dispositions de tous ceux – de l’auteur à l’éditeur – qui sont impliqués dans sa production. Dans un article célèbre, « De la littérature industrielle », paru en 1839, Sainte-Beuve a décrit le moment de l’accélération décisive de ce phénomène où l’on voit l’écrivain se transformer en homme d’affaires et l’édition en grande industrie.
     C’est ainsi que des techniques, d’abord conçues pour servir la diffusion de l’expérience esthétique, se retrouvent détournées de leur intentionnalité première et utilisées pour participer à la dégradation et à la réification des œuvres d’art. Les exemples de cette logique du Règne de la quantité sont nombreux : des photographies d’œuvres d’art – seraient-elles en trois dimensions – ne sont pas des œuvres d’art ; de même qu’un arrangement musical – aussi perfectionné soit-il – n’est pas de la musique. Il y a près de quarante ans, Étienne Gilson analysait ainsi ces évidences : « S’il est vrai que les productions de l’homme sont des œuvres plutôt que des choses, celles des machines que l’homme a inventées pour les fabriquer redeviennent des choses. Elles sont produites par la machine au lieu de l’être par la nature, mais ce sont des choses, des objets culturels plutôt que des œuvres d’art. Les procédés mécaniques de multiplication, reproduction et diffusion des imitations industrielles des œuvres d’art ont donc pour effet de substituer à des œuvres d’art, faites par l’homme, des œuvres "d’art" ou  "objets culturels"  dont le statut ontologique est analogue à celui des choses naturelles. Dépendant de l’art dans son origine, qui est l’artiste, l’objet d’art en diffère spécifiquement par sa cause efficiente, qui est la machine, et par sa fin qui est l’argent. » [2]
     L’industrialisation capitaliste a oblitéré la transcendance de l’art. L’effacement de la conception tripartite de l’homme correspond à la période liminaire de la mécanisation moderne de la technique. Jusqu’à la fin de la période romane, la « tripartition anthropologique » [3] avait été une référence constante de la théologie chrétienne occidentale, mais la « crise du XIIIème siècle » allait préparer le passage vers l’anthropologie dualiste cartésienne qui triomphera au 17ème siècle.
     Parmi tous les éléments qui témoignent de la perte de l’esprit en Occident, le renversement de la perspective dans l’iconographie [4] annonce la solidification de la pensée, le désenchantement du monde.
     Le Quattrocento italien a inventé, en se soustrayant à la spatialité médiévale, la théorie de la perspective moderne et créé ainsi les conditions d’un développement des nouvelles techniques de reproduction mécanique des images. Dans les miniatures et enluminures romanes les perspectives sont « inversées », c’est-à-dire que les points de fuite des parallèles horizontales, au lieu d’être représentées comme au-delà du dessin, sont suggérées comme étant devant lui, approximativement à l’endroit où se trouve l’observateur. Il y a donc, ainsi que dans les icônes orientales, une conversion du regard du spectateur vers l’intériorité du tableau. Loin d’être une maladresse technique, cet effet est recherché : le spectateur, à travers l’œuvre d’art, est regardé par son être essentiel. Au contraire, le système perspectif de la Renaissance rétablit l’extériorisation du regard de l’observateur par rapport à la chose observée. Cet art pictural, qui adopte la perspective des yeux de notre corps, s’il demeure capable de charmer notre âme, ne peut plus désormais voir par les yeux de l’esprit. Seuls des artistes à trois dimensions peuvent transmettrent la présence réelle et synchronique de l’esprit en Occident.
     Une autre manifestation de la «crise du  XIIIème» siècle fut la séparation de la théologie et de la mystique. Il est impossible d’appréhender l’expérience mystique – qui est d’ordre trinitaire et dynamique – à travers une formulation binaire de l’homme. Toutes les œuvres des grands spirituels et contemplatifs se fondent sur l’anthropologie ternaire. Comment pourrait-il en être autrement, puisque l’expérience mystique n’est rendue possible que par la mise en œuvre de l’esprit ?
     Claude Tresmontant a pu dire que, « selon la théologie chrétienne, l’humanité n’a pas d’autre avenir que la vie mystique ». L’unique destinée de l’homme créé est de rentrer en relation avec l’Incréé. Dans la réalité psycho-somatique de l’homme, l’esprit inscrit le désir naturel d’une fin surnaturelle : « Et pour être capable de cette destinée ultérieure, l’homme reçoit en lui l’esprit : l’esprit de Dieu vient travailler en lui, qu’il le sache ou non, et c’est parce que l’esprit de Dieu vient travailler en lui, qu’il le sache ou non, que l’homme devient lui même esprit, pneuma. L’esprit en l’homme, ce n’est donc pas le psychisme, c’est ce par quoi l’homme est capable d’entendre et de comprendre ce que dit l’esprit de Dieu à l’homme, c’est ce par quoi l’homme est capable d’entrer en communication avec l’esprit de Dieu. » [5]
     La mystique est la seule antidote au nihilisme de la société moderne. Toute société humaine pour se conserver doit lutter contre l’esprit, emprisonner l’homme dans son psychisme, empêcher qu’il ne devienne un teleios, un homme achevé, complet.  On se rappellera la légende du « Grand Inquisiteur » que Dostoïevski a enchâssée dans Les Frères Karamazov : le Christ réapparaît dans une rue de Séville, à la fin du XVème siècle et, le reconnaissant, le Grand Inquisiteur le fait arrêter. La nuit, dans sa geôle, il vient reprocher au Christ la « folie » du christianisme : la liberté pour l’homme de se déifier en se tournant vers Dieu.
     Pour la métaphysique judéo-chrétienne, l’âme humaine n’est pas naturellement immortelle, elle peut mourir. Il y a donc deux morts : l’une du corps, l’autre de l’âme. Cette dernière est la « seconde mort » dont parle l’Apocalypse : l’âme qui refuse de naître à l’esprit disparaît dans le néant.
    Le rapport de l’homme à sa culture – sa sociabilité – peut tuer en lui son être essentiel, les grands rebelles de l’esprit le savent : toute société, afin de perdurer, doit nécessairement faire que les hommes renoncent à naître à l’esprit.
     Quand les premiers chrétiens s’avisèrent que la Parousie, qu’ils avaient cru imminente, tardait à se réaliser, il leur fallut composer avec ce monde afin d’y survivre ; telle fut la trahison inaugurale de la civilisation chrétienne : l’étouffement, au cœur même de l’Église, du chrétien mystique par le chrétien social. Lorsque le social prend la place du théos, il se produit, dit Henry Corbin dans Le paradoxe du monothéisme, « une sécularisation visant à la destruction du plan métaphysique », et il ajoute que, « dans la mesure où cette désacralisation procède de la négation de toute perspective métaphysique, de tout "arrière-monde", voici qu’un pseudo-sacré peut réinvestir les institutions humaines sécularisées. Au phénomène de l’Église succède tout simplement l’État totalitaire. » [6]
     Pour la tradition mystique chrétienne, la foi, l’espérance et la charité ne sont pas des qualités psychiques mais des vertus théologales qui appartiennent à l’ordre du spirituel. La foi, c’est l’intelligence transmise à l’homme par l’Esprit de Dieu ; la charité, c’est l’Amour donné à l’homme par L’Esprit de Dieu ; et l’espérance, c’est l’attente de Dieu qui, contre tout espoir humain, s’en remet à l’Esprit de Dieu pour qu’advienne la métanoïa de l’homme intégral.
     Le rôle et la raison d’être de l’art n’est pas d’édifier, d’apporter une morale pour régler les mœurs de la vieille humanité animale, mais de créer l’humanité nouvelle qui est l’humanité réelle, celle que Dieu vise depuis les origines : l’art doit se faire la cible de Dieu.

     
NOTES

[1] Platon, Le Banquet, 200, a-e. 

[2] Étienne Gilson, La société de masse et sa culture, Paris, Vrin, 1967, p. 18.

[3] Cf. Jean Borella, "La tripartition anthropologique", in La Charité profanée, Éditions du Cèdre, 1979, pp. 117-133.

[4] Sur la rupture iconographique de la "crise du XIIIème siècle", on consultera : Henri Focillon, Le Moyen Âge roman, Paris, Armand Colin, 1965 ; Philippe Ariès, L'homme devant la mort, Paris, Seuil, 1977 ; et le magnifique ouvrage de Michel Fromaget, Majestas Domini, Brepols Publishers, Turnhout, Belgique, 2003.

[5] Claude Tresmontant, La mystique chrétienne et l'avenir de l'homme, Paris, Éditions du Seuil, 1977, p. 17.
 
[6] Henry Corbin, Le paradoxe du monothéisme, Paris, Édition de l'Herne, 1981, p. 180. 
 

lundi, 16 juin 2008

Contrelittérature n° 21 : ouvertures d' articles (2)

 
 
LA PENSÉE PRIMORDIALE ET LA NATURE
 
par Georges Brunon

 

La pensée que gère l’ordinateur ne peut rencontrer l’essence de la nature. Jamais concepts et enchaînements logiques ne l’atteindront, pas plus que la spontanéité gratuite. Reste l’Art, venu d’une autre pensée : la pensée primordiale qui, dans la conscience silencieuse, précède le mot. 
 
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Toute pensée discursive suspendue, l’arbre contemplé perd son nom, l’homme son moi. Fusion éclairante ! Pur vécu. Alors, comme de deux silex jaillit le feu, la pensée primordiale naît de cette rencontre authentique avec la terre. Elle est la source de l’œuvre  d’art.

La pureté en art n’est pas dans le style épuré et froid ou dans le théorème du mathématicien mais dans cette pensée primordiale. Elle est pure parce qu’elle naît avant nos idées, avant le mot. Elle est préverbale.  Elle surgit avec le regard. C’est le regard et non l’idée qui est à la source du  tableau. C’est là que naît la pensée primordiale : pur vécu créateur.

[...]

vendredi, 02 mai 2008

L'Art contemporain dissident

Nous tenons à saluer la naissance du blog L'Art contemporain dissident, créé à la suite de la rencontre organisée par Aude de Kerros, à la Halle Saint Pierre, le 22 mars 2008.
Dans le n° 21 de Contrelittérature, à paraître dans les prochains jours, nous avons essayé d'établir un parallèle entre les notions d' Art caché et de Décroissance qui sont aujourd'hui les dernières formes de contestation de la mégamachine sociale. 

 

vendredi, 14 mars 2008

Remettre les pendules à l'Art !

Communiqué

 
 

Auteurs et ouvrages
pour une lecture critique de « l’art contemporain »
avec
Artension

 

Une rencontre à la Halle Saint Pierre
 
2, rue Ronsard, 75018 Paris
(Métro : Anvers, Abesses, Barbès Rochechouart)
 
Le 22 mars de 15 à 20 heures - entrée gratuite

 
Des centaines d’ouvrages, d’articles ou de revues proposent depuis 20 ans une analyse sérieuse du phénomène « Art contemporain ». Leurs auteurs sont historiens d’art, critiques, conservateurs de grands musées, sociologues, écrivains, philosophes, artistes. Ces textes de réflexion et d’information circulent de façon confidentielle. Ils sont lus, souvent réédités, mais déniés ou disqualifiés par les grands médias, soumis à un art officiel dont ils sont la caisse de résonance.
 
Cette rencontre à la Halle Saint Pierre a pour but de faire connaître ces écrits sur « l’Art contemporain », aux points de vue critiques extrêmement divers. Cet approfondissement de la pensée sur l’art est un phénomène français plus connu à l’étranger qu’en France. C’est la réaction naturelle à une gestion administrative dure et centralisée de l’art,  depuis plus de trente ans.
 
Remettre les pendules à l’heure de la réalité et de la diversité de la pensée artistique aujourd’hui est une nécessité pour sortir de l’impasse que constitue le déclin supposé de la France dans le domaine de la création artistique.
La revue Artension, indépendante de toute influence institutionnelle ou mercantile, connue pour avoir défendu la liberté et la diversité de la création et rassemblé tous les points de vue critiques, est à l’origine de cet événement.
 
Une présentation de cette critique cultivée et dissidente de l’art officiel sera faite par Laurent Danchin, Pierre Souchaud et Aude de Kerros. Le point de départ de cette analyse est une bibliographie constituée par Laurent Danchin des écrits, articles livres parus depuis trente ans sur ce sujet. Nombre de ces auteurs seront présents et  signeront leurs livres.
 
Seront aussi présents les créateurs de Sites et de Blogs Internet qui aujourd’hui jouent un grand rôle dans l’information, la diffusion des livres, articles, textes et idées, et sont un espace ouvert au débat : MDA 2008, Face à l’Art, Chroniques Culturelles, Débat-Art-Contemporain, La Peau de l’Ours, Bernadette Michu, etc.
 
Une section « Lecture critique de l’Art contemporain » sera inaugurée à la librairie de la Halle Saint Pierre : 2 rue Ronsard, Paris 75018.  

 
Invité d’honneur : Jean Philippe DOMECQ

Intervenants : Pierre SOUCHAUD, Laurent DANCHIN, Aude de KERROS, Michel DUPRE, François DERIVERY, Fred FOREST, Sophie HERSZKOWICZ, Kostas MAVRAKIS, Francis PARENT, Marie SALLANTIN, Christine SOURGINS, Michel De CASO, Marianne RILLON, Lydia Van den BUSSCHE, Carla Van der ROHE.
 

 
Contact Presse
:
Sabine Raynaud de Lage

tél : 0674781125     courriel :  sabine.rdl@orange.fr

Correspondancele22mars2008@hotmail